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Maîtriser la technique problème‑solution pour convaincre en anglais

Découvrez comment structurer vos arguments persuasifs en anglais grâce à la méthode problème‑solution, avec exemples concrets et guide pas‑à‑pas.

7 min de Reading

Vous avez une opinion forte, mais votre lecteur n’est tout simplement pas convaincu. Vous reconnaissez la situation ?

Peut‑être rédigez‑vous une proposition professionnelle, un essai IELTS ou même un article de blog pour changer l’avis d’une personne. Le plus dur n’est pas d’avoir l’idée ; c’est de faire en sorte que les gens s’y attachent suffisamment pour vous suivre.

C’est là qu’intervient la technique problème‑solution. C’est le cadre le plus direct dans l’écriture persuasive. Mais la plupart des apprenants se trompent : ils sautent directement à la solution sans d’abord rendre le problème réel.

Voici comment bien l’utiliser.

Pourquoi la structure problème‑solution fonctionne

La persuasion est émotionnelle avant logique. Les gens ne réagissent pas parce qu’ils comprennent un fait ; ils agissent parce qu’ils ressentent un besoin.

Pensez à la dernière fois où vous avez acheté quelque chose. L’avez‑vous fait parce que vous aviez compris rationnellement qu’il s’agissait d’une bonne affaire ? Ou bien parce que vous étiez frustré par ce que vous aviez, et que cette chose semblait être la réponse ?

La technique problème‑solution fonctionne car elle reflète la façon dont les humains prennent naturellement des décisions :

  1. On remarque qu’un mal se produit (problème).
  2. On cherche une manière de le corriger (solution).

Lorsque vous écrivez, vous guidez essentiellement votre lecteur à travers ces deux étapes. Si vous sautez la première étape, votre solution n’a aucun poids émotionnel. Le lecteur hausse les épaules et passe à autre chose.

La structure : c’est une histoire, pas une liste

La plupart des apprenants écrivent quelque chose comme :

« Beaucoup de gens ont de mauvaises habitudes d’étude. La solution est d’utiliser un minuteur. »

Ce n’est pas persuasif. C’est simplement deux faits côte à côte.

La technique problème‑solution est vraiment une arc narratif. Votre lecteur est le personnage principal. Le problème est son méchant. Votre proposition, c’est son héros.

Voici ce que cela donne en pratique :

Étape 1 : Rendre le problème urgent

Ne vous contentez pas de dire « il y a un problème ». Peignez une image. Faites ressentir à votre lecteur la douleur d’un problème non résolu.

« Chaque jour, vous vous asseyez pour étudier, ouvrez votre livre, et en dix minutes votre esprit s’égare. Vous vérifiez votre téléphone. Vous prenez un verre d’eau. Soudain deux heures sont perdues, et vous n’avez rien appris. Vous vous sentez coupable, frustré, et plus loin de votre objectif. »

Le lecteur acquiesce maintenant. Il a vécu cette situation. Le problème est personnel.

Étape 2 : Montrer les conséquences

Soyez clair : si rien ne change, la situation empirera.

« Si cela continue, vous n’atteindrez jamais le niveau d’anglais dont vous avez besoin. Cette promotion restera hors de portée. Votre candidature universitaire sera rejetée. Le problème n’est pas seulement irritant ; il vous coûte de vraies opportunités. »

Les enjeux montent. Votre lecteur a désormais besoin d’une solution.

Étape 3 : Présenter votre solution comme la réponse évidente

À ce stade, votre lecteur est prêt. Il se demande pratiquement : « Alors, que fais‑je ? »

C’est là qu’interviennent vous. Présentez clairement votre solution. Mais voici le point clé : reliez‑la directement au problème que vous venez de décrire.

« La technique Pomodoro résout ce problème. Travaillez en blocs concentrés de 25 minutes avec de courtes pauses. Votre cerveau reste alerte parce qu’il sait qu’une pause arrive. Le téléphone reste loin car vous êtes en compétition contre un minuteur. Finies les heures perdues. »

Vous remarquez que chaque partie de la solution répond directement à une partie du problème évoqué ? Ce n’est pas une coïncidence. C’est la technique qui fonctionne correctement.

Voici un schéma HTML simple qui visualise ce flux en trois étapes :

<style> .ps-flow { display: flex; flex-wrap: wrap; gap: 1rem; justify-content: center; margin: 1.5rem 0; padding: 1.5rem; background: var(--color-cream-50); border: 1px solid var(--color-cream-300); border-radius: 8px; } .ps-step { flex: 1 1 140px; max-width: 200px; text-align: center; padding: 1rem; background: var(--color-cream-100); border-left: 4px solid var(--color-primary-500); border-radius: 4px; } .ps-step .step-number { display: block; font-weight: 700; font-size: 0.85rem; color: var(--color-primary-500); margin-bottom: 0.3rem; } .ps-step .step-title { display: block; font-weight: 600; color: var(--text-primary); font-size: 1rem; margin-bottom: 0.25rem; } .ps-step .step-desc { display: block; font-size: 0.85rem; color: var(--text-secondary); } .ps-arrow { display: flex; align-items: center; font-size: 1.5rem; color: var(--color-primary-500); font-weight: 300; } @media (max-width: 600px) { .ps-arrow { display: none; } .ps-step { flex: 1 1 100%; max-width: 100%; } } </style> <div class="ps-flow"> <div class="ps-step"> <span class="step-number">Step 1</span> <span class="step-title">Problem</span> <span class="step-desc">Paint the pain</span> </div> <div class="ps-arrow">→</div> <div class="ps-step"> <span class="step-number">Step 2</span> <span class="step-title">Consequences</span> <span class="step-desc">Raise the stakes</span> </div> <div class="ps-arrow">→</div> <div class="ps-step"> <span class="step-number">Step 3</span> <span class="step-title">Solution</span> <span class="step-desc">Deliver the answer</span> </div> </div>

Un exemple concret : faible vs. fort

Voyons comment cela se présente côte à côte. Idée identique, une version fonctionne, l’autre pas.

Faible (sans structure problème‑solution)

« Nous devrions utiliser des voitures électriques. Les voitures électriques sont meilleures pour l’environnement. Nous devons réduire la pollution. »

C’est simplement un énoncé d’opinions. Pas de crochet émotionnel. Pas d’urgence. Le lecteur peut désapprouver sans ressentir de malaise.

Fort (en utilisant la technique)

« Chaque matin, des millions de parents conduisent leurs enfants à l’école, toussant dans les embouteillages qui font partie du quotidien. Cette odeur d’échappement ? Elle est liée à l’augmentation des cas d’asthme chez les enfants. Nos gamins respirent le mal chaque jour parce qu’on n’a pas trouvé de meilleure solution.
Les voitures électriques changent tout ça. Pas d’échappement. Pas de fumées dans l’air que votre enfant respire. Vous parcourez la même route, mais maintenant l’air reste propre. Vos enfants arrivent à l’école en meilleure santé. Le problème disparaît — pas demain, mais dès que vous passez au volant électrique.*

Vous voyez la différence ? La seconde version fait ressentir le problème avant d’offrir la solution. C’est de la persuasion.

Erreurs fréquentes des apprenants

La plupart des étudiants que j’ai accompagnés font l’une de ces erreurs :

1. La solution est trop vague
« Améliorer l’éducation » n’est pas une solution. « Financer des programmes de tutorat après‑l’école dans les quartiers défavorisés » le serait. Soyez précis.

2. Le problème n’est pas personnel
Si votre lecteur ne peut pas se projeter dans la situation, il ne s’en souciera pas. Utilisez « vous » et peignez une scène qu’il peut imaginer.

3. Trop de solutions
Choisissez-en une. Si vous présentez trois solutions en un paragraphe, le lecteur est perdu et n’en choisira aucune. Montrez‑lui un chemin clair.

Comment pratiquer cette technique

Vous n’avez pas besoin d’écrire un long essai. Commencez petit.

Choisissez un problème courant : internet lent, transport public médiocre, salles de sport onéreuses, espaces d’étude bruyants. Rédigez un paragraphe qui le rend urgent. Puis rédigez un autre paragraph qui propose la solution.

Faites‑cela cinq minutes par jour. Après une semaine, la structure vous semblera naturelle. Vous commencerez à la repérer partout : publicités, discours politiques, articles d’opinion. C’est ainsi que l’on internalise la technique.

À votre tour

La technique problème‑solution n’est pas compliquée. Mais elle est puissante. Elle transforme une liste de faits en histoire qui fait bouger les gens.

La prochaine fois que vous devez persuader quelqu’un en anglais — qu’il s’agisse d’un examen, d’un e‑mail ou d’une conversation — ne commencez pas par votre réponse. Commencez par leur problème. Faites‑leur le sentir. Ensuite, et seulement alors, donnez-leur la solution.


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